La garantie des dépôts du FGDR couvre jusqu’à 100 000 € par client et par établissement : tous vos comptes de dépôt d’une même banque sont additionnés. Les livrets réglementés (Livret A, LDDS, LEP) bénéficient d’une garantie de l’État distincte, également plafonnée à 100 000 €. Les sommes encaissées depuis moins de trois mois à la suite d’une vente de logement, d’une succession ou d’une indemnité de licenciement peuvent être couvertes jusqu’à 500 000 € de plus. L’indemnisation arrive en 7 jours ouvrables, sans démarche de votre part. Règles vérifiées le 9 octobre 2026.
Que garantit exactement la garantie des dépôts ?
Le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) rembourse les clients d’une banque agréée en France lorsque celle-ci n’est plus en mesure de leur restituer leur argent. Il ne se déclenche pas à la moindre difficulté : c’est l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) qui constate que les dépôts sont devenus indisponibles, et c’est cette décision qui lance l’indemnisation. Tout établissement de crédit agréé en France doit adhérer au fonds, ce qui vaut pour les banques de réseau, les banques en ligne et les filiales françaises de banques étrangères agréées chez nous.
Je commence par ce point parce qu’il règle une grande partie des inquiétudes sur la banque en ligne : le niveau de protection ne dépend pas de la taille de la banque ni de la présence d’agences. Une banque en ligne agréée comme établissement de crédit et membre du FGDR offre exactement la même garantie qu’une grande banque de réseau. Ce qui change, c’est le statut juridique de l’établissement, et j’y reviens plus bas, car certaines néobanques ne sont pas des banques.
Le plafond de 100 000 € vient de la réglementation européenne : la Commission européenne le rappelle dans sa page sur les systèmes de garantie des dépôts, et la Banque centrale européenne précise qu’il n’existe pas encore d’assurance européenne commune, chaque pays gardant son système national. Les fonds sont alimentés par les cotisations des banques, pas par l’argent public.
Le plafond de 100 000 € : par client et par établissement
Retenez deux mots : client et établissement. Le plafond s’applique à chaque personne, et séparément à chaque établissement. Concrètement, si vous avez 80 000 € en compte courant et 40 000 € sur un livret bancaire dans la même banque, vous avez 120 000 € soumis à la garantie, et 20 000 € ne seraient pas couverts. Si vous répartissez ces 120 000 € entre deux banques distinctes, tout est couvert.
Le FGDR identifie un établissement par son code établissement, les cinq premiers chiffres de votre RIB. Deux marques qui partagent le même code établissement forment un seul établissement aux yeux de la garantie : leurs comptes se cumulent dans un plafond commun. À l’inverse, deux banques appartenant au même groupe mais disposant chacune de leur propre agrément ont chacune leur plafond. Mon conseil : avant de répartir votre argent « pour être couvert », vérifiez le code établissement de chaque compte, pas seulement le logo.
| Situation | Effet sur le plafond de 100 000 € |
|---|---|
| Plusieurs comptes courants et livrets bancaires dans la même banque | Soldes additionnés : un seul plafond |
| Un compte dans deux banques différentes (deux codes établissement) | Un plafond par banque |
| Deux marques, un seul code établissement | Un seul plafond pour les deux |
| Compte joint à deux | Chaque cotitulaire a son plafond, voir plus bas |
| Livret A, LDDS, LEP | Garantie de l’État distincte, en plus des 100 000 € |
| Somme exceptionnelle encaissée depuis moins de trois mois | Plafond relevé jusqu’à 500 000 € de plus par événement |
Seuls les soldes créditeurs comptent. Si vous êtes à découvert sur un compte et créditeur sur un autre dans la même banque, la banque peut compenser, et vous ne percevez que le net. C’est un point de détail que les articles grand public oublient.
Comment les comptes joints sont-ils comptés ?
Sauf stipulation contraire de la convention de compte, le solde d’un compte joint est réparti à parts égales entre les cotitulaires. La part de chacun s’ajoute à ses autres comptes dans la même banque, et le total est couvert dans la limite de 100 000 € par personne. Un compte joint peut regrouper plus de deux personnes, et la répartition se fait alors en autant de parts.
Le FGDR donne lui-même un exemple. Une personne A détient 5 000 € sur ses comptes personnels, une personne B en détient 9 000 €, et elles ont ensemble un compte joint de 3 000 €. A est indemnisable à hauteur de 6 500 €, B à hauteur de 10 500 €. Autrement dit, le compte joint ne double pas la protection d’un seul coup : il la répartit.
La conséquence pratique est simple. Un couple qui détient 200 000 € sur un compte joint, sans autre compte dans la banque, est couvert en totalité : 100 000 € par personne. Mais si chacun possède aussi 60 000 € sur son compte personnel dans la même banque, chacun se retrouve avec 160 000 € soumis à garantie, soit 60 000 € non couverts par personne. Pour le fonctionnement d’un compte joint au quotidien, le guide compte joint détaille les droits et les risques de solidarité.
Livret A, LDDS, LEP : quelle garantie, en plus ou à la place ?
Les livrets réglementés suivent un régime à part. Le Livret A (et le Livret Bleu), le LDDS et le LEP sont couverts par une garantie de l’État, mise en œuvre par le FGDR pour son compte. Les sommes de ces livrets sont additionnées entre elles, dans la limite de 100 000 € par client et par établissement. Cette garantie est indépendante de celle des autres comptes de dépôt et s’y ajoute : l’exemple du site ABE Infoservice illustre bien le cumul, avec 30 000 € sur Livret A et LDDS plus 90 000 € sur d’autres comptes, soit 120 000 € indemnisés au total.
Deux nuances. D’abord, le Livret Jeune, le PEL et le CEL ne relèvent pas de la garantie de l’État : ils entrent dans le plafond ordinaire de 100 000 € de la garantie des dépôts. Ensuite, comme les plafonds de versement des livrets réglementés sont eux-mêmes limités, il est rare qu’ils dépassent à eux seuls cette limite. Pour le détail des taux et des plafonds de ces livrets, le guide livrets réglementés fait le point.
Dépôts temporaires élevés : jusqu’à 500 000 € de plus
Certaines étapes de la vie font transiter des sommes importantes sur un compte pendant quelques semaines. La réglementation prévoit pour cela une protection renforcée, appelée dépôts exceptionnels temporaires. Elle concerne les sommes encaissées moins de trois mois avant la défaillance de la banque, lorsqu’elles proviennent :
- de la vente d’un bien d’habitation vous appartenant ;
- d’une réparation en capital d’un dommage que vous avez subi ;
- d’un capital versé au titre d’un avantage retraite, d’une succession, d’un legs ou d’une donation ;
- d’une prestation compensatoire, ou d’une indemnité liée à la rupture d’un contrat de travail.
Dans ces cas, le plafond de 100 000 € est relevé du montant de l’opération, dans la limite de 500 000 € supplémentaires par événement. Les dommages corporels sont couverts sans limite de montant. Exemples du FGDR : une vente à 200 000 € porte le plafond à 300 000 € pendant trois mois ; une vente à 700 000 € le porte à 600 000 €, la hausse étant plafonnée à 500 000 €.
Un point sur lequel j’ai voulu être précis : on lit parfois que cette protection court jusqu’à douze mois. Sur la page du FGDR que j’ai consultée, la règle appliquée en France est de moins de trois mois. Je m’en tiens à cette durée, et je vous laisse vérifier si votre banque est étrangère, car un autre fonds de garantie peut appliquer ses propres règles.
Ce que la garantie des dépôts ne couvre pas
Voici la liste que le FGDR publie, résumée. Elle surprend souvent ceux qui pensent que « tout ce qui est dans une banque » est protégé.
| Produit ou situation | Pourquoi ce n’est pas couvert, ou par quoi |
|---|---|
| Assurance-vie, contrats de capitalisation, PER et PEP assurantiels | Ces contrats relèvent d’une compagnie d’assurance et d’un autre fonds (FGAP) |
| Actions, obligations, parts de fonds, PEA, compte-titres | Garantie des titres distincte, plafonnée à 70 000 € par client et par établissement |
| Monnaie électronique, cartes prépayées d’un établissement de paiement ou de monnaie électronique | Exclues expressément de la garantie des dépôts |
| Épargne salariale (PEE, PERCO…) | Autre régime |
| Billets et objets confiés en coffre, dépôts anonymes, bons de caisse, parts sociales | Hors champ |
| Cryptomonnaies, monnaies locales, matières premières | Seules l’euro et les devises officielles d’un État sont couvertes |
| Dépôts des États, des collectivités, des établissements financiers et des assureurs | Déposants exclus |
Si vous investissez en bourse via une banque en ligne, gardez en tête la différence : les espèces d’un compte-titres chez une banque rejoignent la garantie des dépôts, alors que les titres eux-mêmes relèvent de la garantie des titres, plafonnée à 70 000 €.
Suis-je bien couvert ? Le calcul pour un établissement
Renseignez vos soldes dans un seul établissement à la fois, puis refaites le calcul pour chacun des autres. Le calculateur applique les règles du FGDR décrites ci-dessus : addition des comptes, part du compte joint, plafond de 100 000 €, relèvement pour les sommes exceptionnelles, garantie de l’État pour les livrets réglementés. Les valeurs préremplies sont un exemple.
Calculateur : ma couverture dans une banque
Calcul indicatif fondé sur les règles du FGDR consultées le 9 octobre 2026. Un établissement à la fois.
Calcul indicatif. Il ne remplace pas la décision du FGDR, qui seule fait foi, et ne traite pas les cas particuliers : indivision, dommages corporels, entrepreneur individuel, comptes de professionnels, banque étrangère.
Avec les valeurs de l’exemple, le résultat est le suivant : 85 000 € de comptes personnels plus 20 000 € de part du compte joint font 105 000 € soumis à la garantie, donc 100 000 € indemnisés et 5 000 € non couverts. Les 30 000 € de livrets réglementés sont couverts en plus par l’État, ce qui porte l’indemnisation à 130 000 € sur 135 000 € déposés. Le réflexe à retenir : quand le total d’une banque approche 100 000 €, ce n’est pas le nombre de comptes qui change quoi que ce soit, c’est leur répartition entre établissements.
Comment et quand êtes-vous indemnisé ?
La procédure décrite par le FGDR tient en quatre temps.
- Le déclenchement. L’ACPR constate que les dépôts sont indisponibles. Vous perdez l’accès à vos comptes, un arrêté de compte est calculé à cette date, et le délai de sept jours ouvrables démarre. Vous n’avez aucune demande à faire.
- La clôture des comptes. La banque arrête chaque compte à la date d’indisponibilité, opérations en cours et intérêts compris, puis transmet le fichier au FGDR. D’où l’importance de garder à jour vos coordonnées auprès de votre banque : une lettre renvoyée à une ancienne adresse retarde tout.
- Le paiement. Dans un délai maximal de 7 jours ouvrables, le FGDR ouvre un espace sécurisé d’indemnisation sur son site. Vous y enregistrez les coordonnées d’un autre compte pour recevoir un virement, ou vous recevez une lettre-chèque. Sans choix de votre part dans les 20 jours ouvrables qui suivent l’ouverture de l’espace, vous êtes payé par chèque.
- Les cas particuliers. Dépôts temporaires, comptes avec bénéficiaires, titulaires décédés : ces dossiers sont traités après les sept jours par un centre spécialisé.
Après le paiement, la lettre d’indemnisation détaille les comptes couverts et exclus, le calcul et les montants non payés. Vous disposez de deux mois pour demander une indemnisation complémentaire (par exemple pour un dépôt exceptionnel temporaire) ou pour contester la décision. Pour ce qui dépasse le plafond, il faut déclarer sa créance au liquidateur par lettre recommandée, dans les deux mois de la publication du jugement de liquidation au BODACC, avec la possibilité de demander un relevé de forclusion dans les six mois si le retard n’est pas de votre fait.
Une banque en ligne est-elle plus risquée qu’une banque de réseau ?
La question qui revient le plus est « ma banque en ligne est-elle sûre ? ». Je la reformule, car « sûre » mêle trois choses distinctes : la garantie des dépôts, la solidité financière de l’établissement et la qualité du service.
Sur la garantie, une banque en ligne agréée en France comme établissement de crédit est dans la même situation qu’une banque classique : même fonds, même plafond, même délai. Sur la solidité, il n’y a pas de règle simple. Le fait d’être en ligne ne dit rien, ni en bien ni en mal : une banque en ligne filiale d’un grand groupe n’a pas le profil d’une jeune structure indépendante. C’est un sujet que je traite comme critère de comparaison, pas comme certitude, et la page méthodologie explique la façon dont ce site tient compte de la protection des dépôts dans ses notes. Sur le service, c’est un autre sujet, traité dans le guide sécurité de la banque en ligne.
Ce que je regarde en premier, c’est donc le statut. Voici les trois situations que vous rencontrerez, et ce qu’elles changent pour la garantie.
| Statut de l’acteur | Garantie des dépôts du FGDR ? | Ce qui protège vos fonds |
|---|---|---|
| Établissement de crédit agréé en France (banque de réseau, banque en ligne) | Oui, 100 000 € par client | FGDR, plus la supervision de l’ACPR |
| Banque agréée dans un autre pays de l’UE, qui opère en France | Pas celle du FGDR en principe, mais celle du pays d’agrément | Fonds de garantie du pays d’origine, à identifier avant d’ouvrir |
| Établissement de paiement ou de monnaie électronique (certaines néobanques) | Non, ses cartes et sa monnaie électronique sont exclues | Cantonnement des fonds ou assurance, voir ci-dessous |
Banque étrangère ou néobanque : quel système me protège ?
Une banque agréée dans un autre pays de l’UE
De nombreuses banques en ligne et néobanques utilisées en France sont agréées à l’étranger. Le principe posé par le droit européen, que rappelle la Commission européenne, est qu’un système de garantie d’un pays doit couvrir les clients des succursales de ses membres dans les autres États de l’Union. Pour un client français, cela signifie que le fonds compétent est celui du pays d’agrément de la banque, pas le FGDR. Le plafond est le même dans toute l’Union, 100 000 € par déposant, mais le nom du fonds, la procédure et les petites règles (dépôts temporaires, délais) peuvent différer. Le FGDR, de son côté, indique couvrir les succursales dans l’Union des banques agréées en France, la filiale française d’une banque étrangère agréée en France, et les clients au Royaume-Uni d’une succursale britannique d’une banque française par le système local.
Concrètement, avant d’ouvrir un compte dans une banque agréée hors de France, je cherche dans ses documents trois informations : le pays d’agrément, le nom du fonds de garantie, et le site de ce fonds. Si je ne les trouve pas dans la fiche d’information sur la garantie que la banque doit remettre, je ne vais pas plus loin.
Un établissement de paiement ou de monnaie électronique
Certaines néobanques ne sont pas des banques mais des établissements de paiement ou de monnaie électronique. Le FGDR exclut de la garantie des dépôts la monnaie électronique et les cartes émises par ces établissements. Cela ne veut pas dire que votre argent est sans protection : ces établissements doivent protéger les fonds de leurs clients, soit en les cantonnant sur un compte dédié ouvert dans une banque ou investi en titres de fonds monétaires, soit en les couvrant par une assurance ou une garantie équivalente. Les fonds clients ne peuvent pas servir à désintéresser les autres créanciers de l’établissement, et en cas de faillite, c’est le liquidateur qui les restitue, sans que le client ait à déclarer de créance.
Le cantonnement n’est pas une formule creuse : en décembre 2016, l’ACPR a pris des mesures conservatoires contre un établissement de paiement dont le compte de cantonnement était insuffisamment alimenté, en lui interdisant de fournir des services de paiement. Les mesures ont été levées le 29 décembre 2016. C’est un cas public et daté qui montre que ce contrôle existe, et qu’il peut agir vite. Reste que la protection est d’une autre nature qu’un fonds de garantie : elle repose sur la bonne tenue de cet isolement, pas sur un mécanisme de remboursement mutualisé. Pour un solde courant, c’est acceptable. Pour une épargne de précaution, je préfère un établissement de crédit.
Comment vérifier qu’un établissement est agréé et adhérent ?
Trois vérifications, qui prennent dix minutes, et que je fais avant de recommander quoi que ce soit.
- Le registre REGAFI. C’est le registre public de l’ACPR : vous y cherchez le nom de l’établissement et vérifiez qu’il figure comme établissement de crédit, établissement de paiement ou de monnaie électronique, selon ce qu’il prétend être. Comparez la dénomination, l’adresse et le numéro d’agrément avec ceux du site de l’établissement. Un site qui se présente comme une banque sans être un établissement de crédit, c’est un signal d’alarme.
- Le moteur de recherche du FGDR. Le FGDR propose de vérifier la protection d’un établissement à partir de son nom ou de son code banque. Il vous indique quelles garanties s’appliquent : dépôts, titres, cautions.
- Le code établissement de votre RIB. Les cinq premiers chiffres identifient l’établissement. C’est la clé qui vous dit si deux comptes sont dans le même établissement, donc dans le même plafond.
Une remarque : un agrément ne dit rien sur la santé financière. Il atteste que l’établissement a le droit d’exercer et qu’il est supervisé, ce qui est déjà beaucoup quand on est face à un nom inconnu.
Ce qui bouge en 2026 : la réforme européenne de gestion des crises
Le cadre européen de gestion des crises bancaires et de garantie des dépôts est en train d’être réformé. D’après la page de la Commission européenne que j’ai consultée, l’accord politique date du 26 juin 2025, une directive du 30 mars 2026 modifie la directive sur les systèmes de garantie des dépôts, et le nouveau cadre est entré en vigueur le 10 mai 2026. La page ne précise pas à quelle date ces règles s’appliqueront, et je n’ai pas pu la confirmer ailleurs : je ne l’écris donc pas.
Ce que je peux affirmer à ce stade est limité mais utile : le plafond de 100 000 € n’est pas modifié dans les documents que j’ai consultés, et le délai de 7 jours ouvrables est celui que le FGDR affiche aujourd’hui. Je mettrai ce guide à jour quand la date d’application sera publiée ; vous pouvez suivre les révisions sur la page suivi des mises à jour.
Erreurs fréquentes sur la garantie des dépôts
- Croire que chaque compte a son propre plafond. Le plafond est par client et par établissement : dix comptes dans la même banque, c’est toujours 100 000 €.
- Répartir entre deux marques qui partagent le même code établissement. Vous croyez avoir deux plafonds, vous en avez un.
- Oublier que l’assurance-vie et les titres sont ailleurs. Ils ne comptent pas dans les 100 000 €, mais ne sont pas couverts par la même garantie.
- Confondre carte prépayée ou monnaie électronique et compte de dépôt. Ces produits sont exclus de la garantie des dépôts.
- Ignorer la part du compte joint. Elle s’ajoute à vos comptes personnels et peut vous faire dépasser le plafond sans que vous vous en rendiez compte.
- Attendre l’incident pour ouvrir un deuxième compte. L’indemnisation se fait par virement vers un autre compte : sans lui, vous passez par un chèque.
- Compter sur un remboursement de tout ce qui dépasse le plafond. Le surplus doit être déclaré au liquidateur, sans aucune assurance d’être payé.
Comment j’en tiens compte quand je compare des banques
Voici ma façon de raisonner, que vous pouvez reprendre. D’abord, je regarde le statut : établissement de crédit, ou établissement de paiement ? Ensuite, le fonds de garantie : le FGDR, ou un fonds étranger que je peux nommer ? Enfin, ce que je veux y mettre. Pour un compte courant avec un salaire qui passe, un statut d’établissement de paiement ne m’arrête pas forcément, car le solde reste faible. Pour une épargne qui approche 100 000 €, je répartis entre plusieurs établissements de crédit, et je vérifie leurs codes.
La page méthodologie explique comment ces critères entrent dans les notes du comparatif, et le guide choisir sa banque en ligne les replace parmi les autres. Si votre question est de savoir quoi faire de vos comptes une fois la protection comprise, le guide avoir deux banques est la suite logique.
Sources officielles
- FGDR : vos dépôts garantis
- FGDR : comptes et livrets, quelles sont mes garanties
- FGDR : procédure d’indemnisation en 4 étapes
- FGDR : vérifier la protection de mon établissement
- FGDR : plaquette explicative
- ABE Infoservice : quelles garanties pour les dépôts bancaires
- ABE Infoservice : garanties pour les fonds des établissements de paiement et de monnaie électronique
- Commission européenne : systèmes de garantie des dépôts
- Banque centrale européenne : qu’est-ce qu’un système de garantie des dépôts
- ACPR : registre REGAFI